Vision Politique

AG!SSONS œuvre pour un plan d’urgence démocratique, écologique et social, notamment via le lancement de vagues d’initiatives pour un changement systémique.

Mais quelles sont nos ambitions politiques et nos idées plus précisément?
Quelles alternatives proposons-nous, concrètement?

les trois pilier temporaire

Pilier 1 – Triple Démocratie

Ce pilier met l’accent sur le pouvoir de décision, par et pour le grand nombre, donc pour le bien commun; et non par des pouvoirs politiques représentatifs d’intérêts minoritaires, comme c’est le cas actuellement. 

Il doit permettre de dépasser les différents obstacles à l’idéal démocratique, tels que les partis opaques dans leurs financements / fonctionnement / décisions, les commissions extraparlementaires et lobbyistes influent·es, les élu·es de classes socio-économiques favorisées, la concentration du pouvoir économique, l’influence énorme exercée par les grandes entreprises, l’absence de démocratie concernant les investissements et la finance en général, les propriétaires terriens oligopolistiques, etc.

Pour mieux articuler notre plan, nous divisons le Pilier 1 en trois sous-piliers:

Sous-pilier 1A – Démocratie Politique

Quels mécanismes institutionnels existants permettent l’exercice souverain du pouvoir par la population, mais également quels blocages institutionnels freinent la démocratie, et comment faire pour aller vers l’idéal démocratique?

Le système électoral semi-direct suisse est souvent décrit comme l’une des institutions démocratiques les plus abouties au monde, mais elle est structurellement freinée par de multiples entraves. Par exemple: nous n’avons ni limites, ni obligation de transparence dans les dépenses des campagnes politiques, ce qui entraîne un poids disproportionné des plus riches dans le financement des partis et campagnes qui servent leurs intérêts et dans l'utilisation de lobbyistes dont les agissements sont totalement obscurs.

Pour prétendre vivre en démocratie, il faut reconnaître clairement ces manquements et être capables de débattre collectivement - démocratiquement - des manières d’y faire face.

Thématiques clés abordées

  • Institutions politiques suisses
  • Représentativité (ou non) des élu·es
  • Influence de lobbyistes et intérêts privés dans les corps législatifs et exécutifs
  • Interférence du gouvernement lors de votations populaires
  • Asymétrie de financements de campagnes
  • Opacité du financement des partis
  • Fonctionnement imparfait des outils de démocratie directe
  • Réforme du système judiciaire suisse

Exemples d’initiatives possibles:

  • Pour des Assemblées Citoyennes démocratiques
  • Pour un gouvernement neutre dans la démocratie directe
  • Pour le tirage au sort au Conseil National
  • Pour l’abolition de la double majorité cantonale / populaire
  • Pour un affichage politique équitable dans l’espace public
  • Pour le droit de vote de toute personne travaillant en Suisse
  • Pour une limite au lobbying à Berne
  • Pour la transparence et le plafonnement des campagnes politiques
  • Pour des récoltes de signatures non achetables
  • Pour l'impossibilité de cumuler les mandats
  • Pour l’égalité du temps de parole dans les médias publics
  • ...

Sous-pilier 1B – Démocratie Économique

Les relations de travail sont-elles actuellement démocratiques?
Une hiérarchie stricte, non élue, opaque, au sein des entreprises privées, dont l’unique mesure de succès est la profitabilité, en fait des structures quasi-féodales aux mains des investisseurs / actionnaires en quête de profits et leur confère une autorité disproportionnée, notamment sur la gestion des ressources et des flux physiques de la planète, mais aussi sur nos conditions de travail.

Ce pouvoir décisionnel sur ce que nous produisons, en quelle quantité, de quelle manière et dans quelles conditions doit revenir à la population de manière démocratique, surtout si nous voulons pouvoir faire face aux catastrophes écologiques en cours et à venir.

Il en va de même pour les flux de capitaux (en Suisse et dans le monde) actuellement motivés par la rentabilité des investissements pour leurs détenteurs, ce qui n'est guère compatible avec la démocratie.

Pour la démocratie, ainsi que pour le bien social et le maintien des conditions de vie sur la planète, nous pensons qu’un contrôle plus décentralisé, transparent et participatif de ces processus économiques et financiers serait bénéfique pour l’immense majorité des humains.

Thématiques clés abordées

  • Décision dans l’entreprise
  • Droit du travail
  • Démocratie étendue hors du politique
  • Délibérations collectives concernant la production
  • Décentralisation et fin d’oligopoles
  • Allocation des capitaux pour le plus grand nombre
  • Souveraineté monétaire et création monétaire démocratique
  • Capitaux fossiles
  • Dividendes et revenus des capitaux

Exemples d’initiatives possibles:

  • Pour une accélération des coopératives d’employé·es
  • Pour un droit de véto des employé.es
  • Pour des conditions écologiques et sociales aux entreprises sauvées par l’État
  • Pour une semaine de travail de 4 jours
  • Pour un revenu de transition écologique
  • Pour une sortie de la création monétaire fossile
  • Pour des financements BNS écologiques
  • Pour une politique monétaire au service du budget national
  • Pour une annulation partielle de la dette publique 
  • Pour une annulation des profits de crise
  • Pour une annulation des dettes privées prédatrices

Sous-pilier 1C – Démocratie Territoriale

Aujourd’hui, presque toutes les surfaces sont privatisées (logements, surfaces commerciales, lieux de vie, champs, parfois même parcelles de forêts...). Que ce soit pour décider de façon commune comment nous voulons vivre ou manger, à quoi devraient ressembler nos paysages, ou quels rôles nous choisissons de jouer dans les écosystèmes dans lesquels nous vivons, nous avons besoin de nous donner la capacité de choisir.

Voulons-nous des logements dignes, salubres, bien isolés, abordables, mais aussi beaux et conviviaux; des quartiers sûrs, agréables, où le rire des enfants aura remplacé le vrombissement des moteurs, et le parfum de mille fruits celui de l’essence; transformer certains de nos parcs et même de nos parkings en forêts de comestibles, où tout le quartier se rencontrerait et pourrait se nourrir; donner le droit à une retraite heureuse, et bien entourée, pour nos aînés·es, mais encore active et en interaction avec le monde

La poignée d’entreprises et individus richissimes qui détiennent la vaste majorité de nos logements n’aura jamais ce genre d’aspiration, car ce serait beaucoup moins rentable. Entre leurs profits exorbitants, et une gestion des territoires pour une vie digne, nous pouvons nous donner le choix. Il suffit de le saisir.

Thématiques clés abordées: 

  • Gestion du territoire
  • Logements et loyers
  • Propriété foncière
  • Constructions et bétonisation
  • Espace public
  • Coopératives d’habitation

Exemples d’initiatives possibles:

  • Pour une accélération des coopératives d’habitation
  • Pour un plafonnement digne des loyers / fin de la rente à outrance
  • Pour une autonomie locale par la fin des importations inutiles
  • Pour une utilisation sociale des appartements vides
  • Pour un droit des populations locales de stopper les projets industriels
  • Pour la fin des subventions carbonées financées par les contribuables
  • Pour un espace public débarrassé de publicités invasives

Pilier 2 – Planification Écologique

Nous vivons à une époque charnière: plusieurs limites planétaires ont été franchies voire pulvérisées. Notre système économique, énergivore et croissanciste, requiert toujours davantage d’énergies fossiles; la biodiversité est en chute libre tandis que nous entrons dans une sixième extinction de masse planétaire; les déchets plastiques sont partout, y compris dans les neiges de glacier, au fond des océans, et dans notre sang; les océans sont de plus en plus acides, menaçant la vie sur Terre; les cycles de l’azote et du phosphore sont perturbés; les réserves d’eau potables sont polluées, raréfiées et altérées.

Changer notre système de production et de consommation, en particulier dans les pays riches et industrialisés comme la Suisse, est donc un impératif de survie. Il est urgent d’intervenir pour planifier collectivement comment survivre et vivre mieux à l’intérieur des limites planétaires. En outre, ces limitations ne doivent pas se faire au détriment d’une qualité de vie décente pour tou·te·s, ce qui implique des mécanismes démocratiques efficaces et intelligents pour parvenir à une distribution juste et harmonieuse des richesses.

Pour mieux articuler notre plan, nous divisons le Pilier 2 en trois sous-piliers:

Sous-pilier 2A – Limites Planétaires

Rester dans les limites planétaires est un impératif de survie, les plus grandes coalitions scientifiques sont unanimes. Pour ce faire, les changements requis doivent être volontaires, démocratiques et planifiés. 

Six des neuf limites planétaires - définies en 2009 par une équipe internationale de scientifiques - sont déjà dépassées. De plus, ces limites ne sont pas négociables, et nous sommes déjà en train d’en subir les conséquences (disparition des glaciers, et donc de notre eau potable, canicules meurtrières, inondations, mais aussi explosion du prix de l’engrais, donc de la nourriture, …).

En Suisse, il est urgent de réformer drastiquement les industries les plus polluantes et, dans certains cas, d'en sortir progressivement.

Les multinationales telles que Total/Shell n’ont pas le choix de favoriser les intérêts de la population, plutôt que ceux de leurs actionnaires : elles ont l’obligation légale de maximiser leurs profits. Et même si beaucoup d’entre elles sont au courant de la létalité de leurs activités depuis les années 1970, elles ont suivi leur logique de maximisation, nous plaçant dans la situation intenable qui est la nôtre aujourd’hui, et qui sera pire demain.

Le seul choix qui nous garantisse à tou·te·s un avenir désirable  est d’en décider nous-mêmes. Mais revenir dans ces limites implique des sacrifices : allons-nous subir les restrictions qui vont s’imposer à nous par la force des choses, ou des puissances en place; ou allons-nous décider ensemble des priorités et faire les meilleurs choix pour un avenir vivable pour le plus grand nombre ? Agissons !

Thématiques clés abordées: 

  • Béton et construction
  • Agriculture
  • Métallurgie
  • Politique énergétique
  • Systèmes de transport
  • Industrie chimique

Exemples d’initiatives possibles:

  • Pour une rénovation du parc thermique
  • Pour la fin du béton inutile
  • Pour une accélération du renouvelable suisse
  • Pour une agriculture libérée de la chimie
  • Pour la fin des SUV pollueurs
  • Pour la sortie progressive de l’aviation de masse
  • Pour une eau gratuite utilisée raisonnablement
  • Pour un bannissement de l’obsolescence programmée
  • Pour une utilisation raisonnée de l’énergie

▽ Sous-pilier 2B – Services Universels de Base

Faciliter la transformation, économique et écologique, de notre société implique de garantir un ensemble de biens et de services de base nécessaires à la vietels que la nourriture, l’eau, le logement, l’éducation, la formation, les soins de santé, la mobilité régionale, l’approvisionnement énergétique, la justice, les revenus décents, etc. Sans ces fondamentaux, toute tentative de réorientation ambitieuse risque d’être confrontée à une peur du lendemain, tout à fait réaliste.

En somme, l’écologie de sobriété doit avoir le soutien de la population, et toute transformation écologique démocratique se doit d’être combinée à une répartition plus juste des services de base. La bifurcation écologique de l’économie signifie que nous devons prendre nos responsabilités collectivement, comme le dit la Constitution fédérale : “la force de la communauté se mesure au bien-être du plus faible de ses membres”.

Cette prise en charge collective, participative, et donc démocratique, doit impliquer l’ensemble des membres de nos collectivités (quartiers, villes, entreprises,...) pour que nous puissions décider, sur la base de données scientifiques provenant d’institutions publiques, des meilleurs moyens d’organiser la production et la distribution de ces biens et services, pour répondre aux besoins de tout le monde.
La satisfaction de ces besoins de base et de ces droits inaliénables nous offrira une sérénité à la fois physique et mentale indispensable pour s’investir dans de nouvelles activités écologiquement et socialement utiles, et pour se projeter dans l’avenir. 

Thématiques clés abordées

  • Nourriture pour tout le monde
  • Soins médicaux
  • Logements subventionnés
  • Transports publics
  • Éducation adaptée
  • Formation tertiaire gratuite

Exemples d’initiatives possibles:

  • Pour une super AVS 
  • Pour le plein emploi garanti 
  • Pour une allocation d’autonomie 
  • Pour des formations continues garanties 
  • Pour des transports publics gratuits
  • Pour des assurances santé libres des bonus et frais marketing

▽ Sous-pilier 2C – Harmonie entre Vivants

Toute activité de production et de consommation implique de prélever dans notre environnement des ressources de différentes natures, c’est inévitable. De même, toute activité sociale et économique crée une relation d’interdépendance entre êtres vivants, humains ou non humains, de coopération et de collaboration.

Prendre en compte ce fait apparemment basique implique pourtant un changement paradigmatique important. Pour amorcer une bifurcation qui soit à la fois écologique et socialement juste, il nous faut repenser et transformer les rapports à notre environnement, mais également entre nous. Ce changement doit s’accompagner de la garantie des droits civiques, sociaux, politiques, économiques, reproductifs et sexuels de chaque individu. Chacun·e doit en effet être traité en fonction de ses besoins, changeants au long de sa vie.

Les mesures à mettre en œuvre peuvent être regroupées sous le terme de « politiques globales du care », ce terme met en avant le besoin de prendre soin de nous-mêmes et des autres dans tous les domaines de la vie, de notre naissance à notre mort. Il prend également en compte le fait que, contrairement au formalisme juridique, tout en étant égaux en droits, les individus ont des besoins qui peuvent différer entre eux et qu’il faut prendre en compte ces différences. Ces dernières sont généralement le produit de structures qui produisent un ensemble de discriminations et de conditions d’existence inégalitaires qu’il s’agit dès lors de corriger. 

Thématiques clés abordées:

  • Droits citoyens fondamentaux
  • Usus, fructus, abusus et régimes de propriété
  • Gestion des communs
  • Droit du vivant, du paysage
  • Antispécisme
  • Féminisme et autorité paternelle dans famille nucléaire
  • Société hétéropatriarcale
  • Luttes contre racisme, validisme, x-phobie, …

Exemples d’initiatives possibles:

  • Pour une déclaration universelle des droits du vivant
  • Pour une reconnaissance de cas d’urgence juridique
  • Pour une prise en charge non discriminatoire des soins (menstruation, gynécologie, dentaire, etc. dans les assurances)
  • Pour un plan national de lutte contre les violences sexistes
  • Pour une fin de la surpêche importée
  • Pour une viande locale et digne

Pilier 3 – Solidarité Internationale

Contrairement à une idée répandue, la Suisse n’est pas un « petit pays ». Son économie est la vingtième au monde en termes de PIB. Ses entreprises industrielles de pointe, son secteur de la recherche et de l’innovation, ainsi que sa place financière, en font un acteur majeur dans le monde. Notre pays a donc un rôle important à jouer au niveau mondial. 

Les politiques commerciales, fiscales, financières et monétaires que mène la Suisse ont un impact à l’international. Pensons par exemple au secret bancaire qui permet aux oligarques de tous les pays de dissimuler leurs avoirs en privant ainsi les populations des ressources pourtant nécessaires à la satisfaction de leurs besoins de base. 

Afin de profiter d’un taux extrêmement faible d’imposition, de nombreuses entreprises ont leur siège social dans notre pays. Sièges à partir desquels elles rapatrient les profits qu’elles réalisent à l’étranger. Les armes fabriquées en Suisse se retrouvent dans des zones de conflits et de guerre. Les entreprises pharmaceutiques et agroalimentaires « suisses » constituent de puissants lobbys, ici comme ailleurs.

Face à ce constat, nous devons nous poser sérieusement la question de notre place au niveau international.

Quel rôle voulons-nous jouer ? Voulons-nous continuer à participer à l’exploitation des ressources et des humains ailleurs pour ensuite se cacher derrière nos bons offices ?

Ou préférons-nous agir afin de contribuer à la création d’un monde plus solidaire et juste en prenant les responsabilités qui sont les nôtres ?

Pour mieux articuler notre plan, nous divisons le Pilier 3 en trois sous-piliers:

Sous-pilier 3A – Commerce International Juste

La Suisse est un maillon essentiel dans la création de richesse au niveau mondial. En effet, en permettant de stocker son argent, avec une certaine facilité et des garanties de confidentialité, puis de le réinvestir grâce à une place financière sans scrupules, notre pays facilite l’accélération continue de l’exploitation de la planète - et des individus qui l’habitent. Rôle encore accentué par l’accueil complaisant qu’ont nos gouvernements envers les pires trafiquants de matières premières (Trafigura, Vitol, Glencore, etc.), plaçant notre pays à la première place mondiale de ce commerce infâme. Grâce aux avantages fiscaux conférés par nos dirigeant·e·s, non seulement ces entreprises peuvent éviter de payer aux pays sous leur emprise ce qui leur est dû, mais le nôtre n’en tire que peu d'avantages; au contraire, cela lui attire l'opprobre international. 

Mais nous pouvons éditer des lois prenant en compte le minimum moral; et localement, nous pouvons peser sur les négociations internationales, au travers de l’OMC, l’ONU, ou encore de l’OMS. En refusant de céder à ces truands, nous exercerons un contrôle démocratique pour limiter l’influence de leurs lobbys sur la politique internationale. 

Enfin, nous avons la crédibilité diplomatique et économique pour être le fer de lance de négociations internationales, qui mettent en place le cadre nécessaire à une bifurcation écologique internationalement coordonnée. Au lieu d’être un État dont le rayonnement est lié à son infamie, nous pourrions reconquérir la fierté de l’altruisme.

Thématiques clés abordées:

  • Multinationales
  • Impérialisme suisse
  • Exploitation du sud global et néocolonialisme
  • Dette du tiers-monde
  • Fiscalité / évasion fiscale / “secret bancaire”/ zones franches opaques
  • Banques et flux internationaux passant par la Suisse
  • Blanchiment d’argent sale
  • Matières premières et leur négoce (Genève, Zoug, etc.)
  • Monnaie et réserves monétaires étrangères
  • Non-prolifération fossile

Exemples d’initiatives possibles:

  • Pour un droit du travail et de décision extraterritorial
  • Pour la fin du secret bancaire
  • Pour une Suisse sans négoce abusif de matières premières
  • Pour une Suisse engagée dans un traité de non-prolifération fossile
  • Pour la sortie du Traité sur la Charte de l'Énergie
  • Pour une Suisse hors du libre-échange néocolonial

▽ Sous-pilier 3B – Savoirs au Service des Peuples

Comme la pandémie de Covid-19 l’a démontré, dans un monde fortement interconnecté, il ne peut y avoir de réponse efficace sans coordination entre les collectivités publiques à tous les niveaux. 

Cette coordination est également nécessaire dans le domaine plus général de la recherche scientifique, et garantir une recherche publique au niveau international constitue un impératif pour favoriser l’accès aux savoirs et le partage des découvertes à l’ensemble des populations de la planète.

Un enjeu majeur de ce siècle sera de faciliter la diffusion des résultats de la recherche et de diminuer les freins à l’utilisation des innovations et découvertes écologiquement soutenables et socialement utiles. Les brevets, tout comme la privatisation des résultats de recherche publiés sous forme d’articles, constituent de tels obstacles qu’il nous faut surmonter. 

De même, la plupart des objets techniques, et même des algorithmes, qui peuplent nos vies sont opaques et difficilement évaluables. Favoriser des technologies low-tech, peu gourmandes en énergie, et surtout conviviales, dont l’utilisation est libre, transparente, collaborative et qui sont facilement modifiables et/ou réparables sera donc l’un des grands défis du siècle qui s’ouvre. 

Thématiques clés abordées:

  • Technique, technologie
  • Connaissances, savoir, sciences
  • Données, algorithmes
  • Brevets / propriété intellectuelle / propriété des connaissances et techniques, ainsi que le partage et diffusion de ces connaissances
  • Partage de compétences et collaborations scientifiques 
  • Biodiversité et maladies infectieuses, savoirs utiles sur le vivant
  • Vaccins, pharma et biotech
  • Recherche et labos (notamment recherche sur le nucléaire et bactériologique, civil et nucléaire)
  • Université, académique / service public des publications scientifiques 
  • Formations médicales

Exemples d’initiatives possibles:

  • Pour une Suisse hors de la géo-ingénierie
  • Pour une innovation post-capitaliste au service du grand nombre
  • Pour une levée des brevets vitaux
  • Pour la fin de la privatisation des génomes
  • Pour une réappropriation des algorithmes et de notre attention
  • Pour la transmission de connaissances médicales vitales 
  • Pour une Suisse ambassadrice médicale 
  • Pour un contrôle démocratique des réseaux sociaux 
  • Pour un droit du travail garanti pour les uberisé·es 
  • Pour une taxation progressiste des données 
  • ...

▽ Sous-pilier 3C – Confédération Pacifiste

Sur le papier, nous vivons dans un pays “neutre”, résolu à “renforcer la paix” (dixit le Préambule de la Constitution fédérale de la Confédération suisse). 

En pratique, nous sommes une place forte de l’exportation d’armes à des pays engagés dans des crimes contre l’humanité (Arabie Saoudite, EAU, Turquie, …), abritons des multinationales dont les agents corrompent, volent, détruisent et tuent partout dans le monde (Vale, Glencore, Nestlé…), et nos banques cachent l’argent des pires dictateurs, oligarques et chefs de guerre. Mais nous sommes aussi un pays avec une réputation de faiseurs de paix, où se situent les sièges de l’ONU, de l’OMS ou encore de la Croix-Rouge. Plutôt que de laisser notre gouvernement se complaire dans l’attitude affligeante d’une sangsue sur le dos d’un monde à l’agonie, nous pouvons prendre nos responsabilités et agir avec le soin, la neutralité, et la conséquence dont nous savons faire preuve.

La guerre fait son retour en Europe, le nombre de réfugié·e·s, climatiques ou non, augmente chaque année, et nombre de nos voisins se replient dans le nationalisme et la peur de leur prochain; mais nous avons le choix de l’attitude à adopter.

Allons-nous céder à la spirale infernale de la peur et de la haine, ou nous engager activement pour faire de ce monde un endroit sûr et agréable pour tou·te·s ? Allons-nous continuer à nous laisser berner par ceux qui d’une main déstabilisent des régions entières pour le profit, et qui de l’autre voudraient nous faire croire à la malveillance de leurs victimes qui cherchent désespérément à survivre ailleurs ?
Face à ces marchands de mort, nous pouvons être des porte-voix pour toutes celles et ceux qui cherchent à les empêcher de nuire (traités de non-proliférations, …), tout en assumant nos responsabilités de les avoir laissés faire durant toutes ces années, et accueillir leurs victimes. Après tout, nous sommes l’un des pays les plus riches du monde: nous en sommes largement capables.

Thématiques clés abordées:

  • Paix et guerre
  • Production et vente d’armement
  • Armée Suisse, son budget, son rôle, sa gestion
  • Nucléaire (non-prolifération, etc.)
  • Nations, nationalismes
  • Frontières
  • Réfugiés (y compris réfugiés climatiques)
  • Antiracisme
  • Humanitaire, ressources pour sauvetages

Exemples d’initiatives possibles:

  • Pour une Suisse libérée des trafiquants d’armes
  • Pour une Suisse assumant sa tradition d’accueil
  • Pour un soutien aux missions diplomatiques de pays dans le besoin
  • Pour la reconnaissance du statut de réfugié·e climatique
  • Pour un boycott du Conseil de Sécurité à l’ONU
  • Pour une mission permanente d’aide d’urgence en cas de catastrophe humanitaire